Méthode contre la conception
May 2nd, 2009 par Dave GirardVu 3877 fois par 1148 visiteurs
Quelle méthode contraceptive utilisez-vous? Est-ce celle la plus appropriée à votre condition? Bien que la majorité des méthodes contraceptives soit très efficace pour empêcher la grossesse, il est aussi important d’ajouter l’utilisation du condom pour se protéger des infections transmises sexuellement (ITS). En 2009, il existe une grande variété de contraceptif et il devient facile de s’y perdre. Afin de les démêler, je vous offre un aperçu rapide de ce qui est offert en y indiquant les principaux avantages et inconvénients pour chacun.
Condom masculin
On en retrouve en vente libre dans toute bonne pharmacie. Son principal avantage, c’est qu’il est à la fois efficace contre les ITS et la grossesse. Cependant, on ne peut pas parler d’une méthode sûre à 100% puisqu’il peut y avoir des dangers de rupture ou déplacement du condom. La diminution de la sensibilité et les risques d’infection vulvaire ou vaginales sont d’autres des inconvénients.
Condom féminin
Très peu utilisé à cause de son coût élevé, il ne doit pas être utilisé en même temps qu’un condom masculin. Ses diverses manipulations vaginales rebutent aussi les femmes qu’ils veulent l’utiliser. Il est contre-indiqué contre les femmes allergiques au polyuréthane ou celles qui ont des anomalies utérines qui nuisent à l’ajustement.
Contraceptifs Oraux
Plus communément appelé, la « pilule », c’est le contraceptif le plus utilisé, soit environ par 100 millions de femmes à travers le monde. Elle doit être prise quotidiennement pendant trois semaines, idéalement à la même heure pour maintenir l’habitude. Les sept jours suivants, un comprimé sans principe actif est pris. Certaines femmes décident de ne pas prendre cette pilule sans effet, ce qui est cependant déconseillé puisqu’il y a un risque d’oubli à la fin de cette semaine.
Il existe deux types de contraceptifs oraux, le combiné (Alesse, Yasmine, Marvelon) et le progestatif (Micronor). Le premier est composé d’oestrogène et de progestérone, alors que le second n’a que de la progestérone. La composition étant différente, son action contraceptive l’est tout autant alors que le combiné inhibe l’ovulation et le progestatif crée un épaississement du mucus cervical qui empêche le spermatozoïde de se rendre à l’utérus.
Outre la contraception, la pilule est aussi reconnue pour sa protection contre le cancer des ovaires et les kystes bénins ovariens, Elle diminue aussi l’acné et les menstruations sont moins douloureuses. Toutefois, les utilisatrices des contraceptifs oraux pourraient avoir des nausées, maux de têtes, douleur aux seins, troubles visuels, gain pondéral et saignements intermenstruels.
Timbre contraceptif
Les avantages d’appliquer un timbre sur la peau comme moyen de contraception sont semblables à ceux des contraceptifs oraux, à l’exception qu’il n’y a pas de prise quotidienne. Toutefois, il devient moins efficace chez les femmes obèses, car il décolle facilement et peut irriter la peau.
Anneau vaginal
La femme doit insérer un anneau dans son vagin et le porter pendant trois semaines. Elle le retire ensuite et passe une semaine sans anneau. Son action est sensiblement pareil à celui de la contraception orale combinée c’est-à-dire qu’il empêche la production d’ovule par les ovaires.
Contraceptif injectable (Dépo-provera)
Il s’agit d’une injection à tous les trois mois qui empêche l’ovulation. La majorité des femmes cessent d’avoir leur menstruation dans la première année et est idéal pour les femmes qui allaitent puisqu’il n’interfère pas dans la production de lait maternel. Toutefois, on a observé chez certaines femmes une perte de densité osseuse qui est cependant réversible, un gain pondérale et des troubles d’humeurs. Il est souvent proposé lorsque les autres méthodes contraceptives sont inadéquats chez la femme. De plus, il est à noter que pour le retour à la fertilité, il faut attendre environ 9 mois.
Dispositif hormonal intra-utérin (DHIU)
C’est un dispositif en forme de « T » qui est inséré dans l’utérus. Celui-ci libère de la lévonorgestrel, une hormone qui empêchera les spermatozoïdes de pénétrer l’utérus. Son efficacité peut durer jusqu’à 5 ans et les effets secondaires (rejet, saignements irréguliers et infections) sont rares.
Stérilet
Il s’agit aussi d’un dispositif en forme de « T » qui est inséré dans l’utérus. Sa différence d’avec le DHIU, c’est qu’aucune hormone n’est libérée puisque le stérilet est muni d’un fil de cuivre qui provoque la destruction des spermatozoïde.
Autre
Il existe d’autres méthodes contraceptives comme le diaphragme, la cape cervical et le coït interrompu (le retrait) sauf que ceux-ci sont beaucoup moins efficaces. Quant à la ligature des trompes et la vasectomie, leur efficacité n’est pas remise en cause, toutefois ça constitue des solutions non réversibles comparativement aux autres. La méthode la plus efficace d’entre tous est sans contredit l’abstinence, cependant pourquoi devrait-on s’empêcher de goûter à un plaisir lorsqu’il existe autant de choix pour se protéger?
Article original sur Axon Post
Mots-clés: contraceptif, contraception, méthodes de contraception